Qui suis-je ?

Julie accroupie devant un geyser d'eau chaude

Un jour, j’ai commencé à douter d’une croyance fortement inscrite en moi : « on est tel qu’on est et on ne peut pas changer »

A partir de ce moment-là, j’ai expérimenté ma capacité à changer. Et j’ai pris mon envol. 

Tout débute en 2012 : ma vie prend un grand tournant quand je décide de changer de voie professionnelle.

Après le bac, c’est un peu perdue que je m’engage dans la voie qui me permettrait, soi-disant, d’avoir le plus de (et les meilleurs) débouchés. Je m’impose cinq années d’études exigeantes pour obtenir un diplôme d’ingénieur. Aussitôt après, je travaille dans l’industrie et cet environnement professionnel m’écoeure : management hiérarchique, manque de reconnaissance, d’humanité. Je ne me sens toujours pas à ma place ; les enjeux sont sans réelle valeur par rapport aux contraintes subies ; je me sens éloignée du véritable sens que la vie devrait avoir pour moi. Dans ce contexte, je sens que ce – aujourd’hui trop commun – « burn out » me gagne. C’est poussée par une force intuitive reptilienne, de survie, que je quitte ce premier job. Je me sauve en partie en délaissant cet environnement mais je traverse un premier profond passage à vide.

C’est le sport, mon allié de toujours, grâce auquel j’ai pu maintenir un état mental sain pendant mes études, qui me permet de me relever de cette épreuve. Je trouve un nouveau travail dans l’industrie, bien rémunéré, dans un environnement équilibré, mais, au fond de moi, je ne suis pas satisfaite et quelque chose m’empêche de continuer à me mentir : plus que tout, j’ai besoin de mettre du sens dans ma vie. « Vivre » de ma passion – le sport – aurait du sens pour moi. A nouveau, cette force intuitive, cette foi m’anime et je ressens comme une évidence ce que je dois faire pour aller vers plus de sens ; qu’importe que je sois comprise ou non par mes proches, qu’importe les jugements, les peurs qui me sont renvoyés. JE sais et je décide de me réorienter professionnellement. Quand on veut vraiment quelque chose, Paulo Coelho dit que l’Univers conspire à nous le faire obtenir. Cela s’est produit pour moi : la vie me déroule le tapis rouge pour ce grand changement. Je me forme et je deviens éducatrice/coach sportif en 2013.

Mais, alors que débute ma nouvelle carrière, mon équilibre encore fragile éclate avec un bouleversement dans ma vie sentimentale. Mes vieux démons ressurgissent. Je fais face à une nouvelle période de profond mal-être et de questionnement. La vie chercherait-elle à me faire comprendre que je n’ai pas encore tiré suffisamment de leçons de mes expériences ? Heureusement, une partie de moi ne veut pas que je me laisse abattre. Elle m’aide à trouver des ressources. Je ressens le besoin de me centrer et démarre alors un profond travail d’introspection. Je le mène par le biais de la réflexion, de l’écriture et je sollicite également l’aide d’une psychothérapeute. Je prends le parti de faire face aux parties de moi rejetées, je choisis de lever le voile sur tout ce qui, en moi, me dérange. C’est inconfortable, ça fait mal aussi – mais peut-être pas plus que de le maintenir dans un coin de mon subconscient en tentant vainement de l’étouffer – et qu’est-ce que ça libère! Progressivement cela devient facile et en prenant ainsi soin de moi d’une façon totalement nouvelle, je renoue avec l’authenticité, l’amour, la joie. Je m’éveille.

Et plus je m’éveille, plus ma vie s’enrichit. Je suis plus positive. J’apprends à changer mon regard sur ce qui m’entoure, sur moi. Je m’ouvre petit à petit sur le monde sans craindre d’afficher ma vulnérabilité que je considère désormais comme une force. Je développe mes propres outils. La découverte de la Communication Non Violente, illumination dans ma vie, en fait partie. Elle est la communication telle que je la concevais depuis toute petite, gage de respect mutuel, d’entente dans les échanges, de tolérance, de non-jugement. Grâce à elle, j’apprends à accepter mes émotions, à m’exprimer librement. Je me forme et développe la pratique de cet outil au quotidien. J’ai soif de développement personnel et je satisfais ce besoin par d’innombrables lectures. J’apprends le pouvoir des pensées, des conditionnements, des croyances. Cela m’éclaire sur le pourquoi de mes passages à vide. Je prends du recul sur ma façon de penser et mes nouvelles prises de conscience m’aident à évoluer dans le bon sens. Je goûte à mon pouvoir personnel. Parallèlement, décidée à réaliser tous mes rêves, je renoue avec l’artiste en moi délaissée depuis mon adolescence : j’apprends le saxophone, je me mets à peindre.

Je suis sur ma voie. La vie me le fait savoir par l’épanouissement que je ressens chaque jour et par toutes les rencontres enrichissantes qui m’aident à avancer.

Ces dernières années, la PNL a fait fortuitement son apparition dans ma vie à trois ou quatre reprises au travers de conférences, de rencontres. Dans un coin de ma tête, je sais que ce serait un bel outil pour moi. Pas besoin de me prouver que nos comportements découlent d’une programmation inscrite dans notre cerveau et le plus souvent inconsciente, j’en suis déjà convaincue. Donc, forcément, développer des compétences pour apprendre à se re-programmer et faciliter le changement est très attrayant. Début 2017, je ne veux plus attendre, je me sens prête et je me décide à franchir le pas. Je l’ai saisi déjà depuis plusieurs années : quand je suis alignée avec ce qui fait sens pour moi, tout est facile, tout roule. A peine ai-je pris cette décision que j’ai la chance de pouvoir débuter la formation de Technicien PNL avec le formateur de mon choix une semaine après !

Je me forme dans le but d’aller plus loin dans mon développement personnel, pour devenir chaque jour un peu plus celle que je veux être et ainsi me réaliser. Et la PNL a sur moi l’effet d’un propulseur qui me permet de progresser à grande vitesse sur « ma » voie. Elle m’amène à des découvertes, des prises de conscience, des ouvertures que je n’aurais pu imaginer. Quelques fois, pendant la formation, il m’arrive de penser: « si tu avais eu cet outil là avant, cela t’aurait facilité bien des choses » ; mais je crois que chaque chose se présente au bon moment, et j’accueille ce qui se présente à moi. Je suis comblée.

Par le biais de cette formation, je me découvre également en tant que guide, accompagnatrice du changement et je prends goût et plaisir à ce rôle. Je suis fascinée par le pouvoir dont nous disposons tous à changer et à nous réaliser véritablement, à nous accomplir pleinement. Je trouve courageux de se lancer dans cette voie et beau d’arriver à s’épanouir et s’éveiller progressivement. En être facilitatrice et témoin me ravit. Aussi, à l’issue de l’obtention de mon titre de Praticienne PNL, avec une relation à moi comme à l’autre approfondie en qualité et en bienveillance, c’est tout naturellement que j’ai envie de contribuer à aider l’autre dans sa volonté de se dépasser, de changer, d’évoluer…

Me voilà !